Dans la tribune Zone Nordiques
Coyotes: Québec est LA solution!
13 juin 2017
Le gestionnaire de fonds spéculatifs Andrew Barroway est désormais l’unique propriétaire des Coyotes de l’Arizona.
En effet, le flamboyant Anthony Leblanc, l’énigmatique Georges Gosbee ainsi que plusieurs autres petits actionnaires auraient été racheté tout récemment dans une transaction qui semblait vouloir se concrétiser depuis quelques temps. Marionnette de la LNH et de Gary Bettman, le groupe Ice Arizona avait réussi à extirper des citoyens de Glendale plusieurs millions de dollars en subventions et en taxes. Convaincu du potentiel immense de la région Anthony Leblanc et Gary Bettman s’étaient commis dans un grand élan de confiance jurant que tous les partis impliqués bénéficieraient de retombées monétaires importantes.
En 2015, cinq conseillers (contre deux) votaient en faveur de l’annulation du bail entre Ice Arizona et la ville de Glendale. Privés de revenus puisés à même les poches de la ville, il était devenu impossible pour l’organisation des Coyotes d’éponger les déficits opérationnels récurents. Glendale devenait tout à coup une option moins bien moins intéressante. Glendale n’était plus une ville de hockey.
«La situation des Coyotes à Glendale au Gila River Arena n'est pas économiquement viable présentement. Malgré les différentes associations et les multiples groupes d'associés, la situation est toujours la même: de grosses pertes financières…» - Bettman, Mars 2017
Le goût du risque?
Actionnaire majoritaire de l’équipe depuis 2014, Barroway avait plusieurs mois auparavant échoué dans sa tentative de se porter acquéreur des Islanders de New-York malgré une entente verbale de 420M$ initiée par Jeffrey Pollack. Barroway avait d’ailleurs intenté une poursuite prétextant que le propriétaire de la franchise New-Yorkaise Charles Wang avait saboté la transaction en majorant de plus de 100M$ le prix de vente.
La situation des Islanders de New-York n’était pas sans rappeler celle des Coyotes. Le Nassau Coliseum tombait en ruine et le projet d’un nouvel édifice était tout sauf une réalité.
À l’instar des Islanders qui devront quitter le ridicule Barclay’s Center après la saison 2017-2018, les Coyotes sont toujours à la recherche d’un nouveau domicile. Suite à l’échec rapide et retentissant des négociations avec ASU pour construire un amphithéâtre dans la ville de Tempe, rien ne semble indiquer qu’une nouvelle entente est proche malgré 3 ou 4 options « myst-sérieuses » étudiées par la LNH.
Qu’est-ce que veut faire Andrew Barroway si la construction d’un nouvel édifice à court et même long terme n’est pas à envisager?
Retourner à Glendale? C’est à exclure puisque Gary Bettman à lui-même confirmé que la ville n’est plus une option.
Signer une entente avec une ville prête à subventionner la construction d’un nouvel amphithéâtre pour les Coyotes et financer leurs déficits? L’Arizona est rigide, aucune taxe spéciale ne sera créée et/ou ne pourra servir à cet effet.
Investir sur le long terme et faire confiance au potentiel de la région? Barroway veut certainement capitaliser rapidement sur son investissement, c’est un gestionnaire de risques et son plan d’action doit se mesurer sur le très court terme. De plus, Barroway n’est pas reconnu comme un amateur de hockey.
Vendre rapidement à un groupe déjà connu comme Québecor? L’idée est intéressante mais les petits actionnaires auraient été au courant. N’auraient-ils pas attendu de passer à la caisse eux aussi? Gardons tout de même en tête que Ice Arizona était sans ressources et que leurs fonds étaient essentiellement ceux de la LNH. Est-ce que Gary Bettman aurait commandé leur départ afin de pouvoir légitimer simplement et sans accros juridiques la vente de l’équipe à d’autres intérêts?
Est-ce que Barroway cherche à faire un grand coup à Seattle? Le jour où le projet d’amphithéâtre sera finalement confirmé, il faudra considérer cette option. Encore aujourd’hui, Québec s’impose comme la seule destination.
LA SEULE!
Force est de penser que la LNH se donne encore une autre année pour trouver une solution pour les Coyotes et pour régler le cas échéant le « problème » des divisions.
Des décisions devront être prises très rapidement.
Québec est la solution.



