Dans la tribune Zone Nordiques
S'agit pas de savoir si, mais quand...
3 juill. 2013
Je suis en colère et je ne m'en cache pas, je n'ai pas la prétention comme certains grands talents d'être parfaitement objectif. Quoi qu'il en soit, le cirque de Glendale s'est terminé hier soir dans un numéro parfaitement mis en scène par le maître de cérémonie Gary Bettman. Il fallait voir Sam Chavira au bord des larmes applaudir Anthony Leblanc pendant qu'il faisait tourner un ballon sur son nez. Désolant ou inquiétant?
Inquiétant.
Pas plus tard que vendredi passé, le COG exigeait de RSE une clause échappatoire identique ou presque à celle du groupe d'Anthony Leblanc et de Georges Gosbee dans le but légitime de protéger les intérêts de la ville. C'était non-négociable, RSE et la LNH refuseraient une telle clause. Pour la première fois en quatre ans, le conseil de Glendale (7-0) prenait une position solide et stratégique face à la LNH. C'était vendredi et rien n'indiquait que les Coyotes allaient rester dans le désert.
Mais c'était vendredi. Trois jours se sont écoulés, trois jours de discussions en cachette, de tractations douteuses et de manigances tordues. Trois jours en Arizona c'est une éternité suffisante pour gaver d'eau les cactus asséchés du conseil de ville. Les dés étaient pipés. Quelques coups de soleil plus tard, quatre conseillers votaient en faveur d'une entente amendée favorable au groupe de Gosbee. La ville retirait la seule clause qui faisait enfin un sens en échange de concessions de dernière minute. Bien hâte de connaître les conditions cachées en ce qui attrait au « make whole » de RSE en cas d'échec, gageons qu'ils ont quelques clauses échapatoires pour éviter de payer. Et quant est-il de la réelle implication de Global Spectrum dans cette aventure, je suis persuadé qu'ils se retireront quelques part dans les deux prochaines années. Vous croyez qu'eux n'ont pas de clauses de sortie? Jamais ils ne couleront avec RSE. Jamais. Au final, seul la ville de Glendale se retrouve coincé, sans sorties de secours. Bravo.
Pour ce qui est des Nordiques, j'ai le cœur blessé. J'y ai cru, sincèrement. Je n'irai pas jusqu'à dire que la concession des Coyotes nous était due, mais les astres étaient enlignés, réellement. Je nous voyais déjà dans quelques jours discuter « hockey » en vue de la prochaine saison. Il semble qu'il nous faille attendre...encore.
Je ne suis pas un partisan de l'expansion, aucun indice ne nous permet de croire que la ligue nationale à l'intention d'élargir ses horizons dans un avenir rapproché. L'idée d'attendre joyeusement une équipe à moyen ou long terme ne m'enchante guère; j'attends déjà depuis 1995. Si un transfert était absurde, comment diable une expansion pourrait être plus crédible? Parce que des « journalistes » le disent? Bettman a toujours dit non au transfert des Coyotes et il dit non à l'expansion. J'ai maintenant tendance à croire ce petit Napoléon, malheureusement.
Dans les prochains jours vous verrez la candidature « B » de Seattle se faire démolir par le journalistes, subitement les évidences que plusieurs refusaient de voir deviendront des faits. Chacun aura sa propre petite théorie destinée à se différencier des autres. Ce qu'ils affirmaient avant sera vite oublié. Les écrits restent? Pas toujours, sur Twitter en tout cas.
Maintenant que Québec (la destination à court terme) est morte, viendront les compliments de toutes parts.
« Il ne s'agit pas de savoir si, mais quand... » Foutaises !!!
Je sais que si, je veux savoir quand.
Pensez-y...



