In the tribune Zone Nordiques
Coach corner
31 mai 2018
Vegas en finale de l'Ouest contre les Jets était un spectacle époustouflant. Du hockey que tous sont unanimes à féliciter. L'historique histoire de Las Vegas contre les mal aimés du Manitoba. Buff contre Flower. La marée blanche qui affronte T-Mobile game of thrones.
Les joueurs, les cris, la musique, les ratings, le désert est bel bien hockey, en Caddy par dessus le marché.
Succès 1000%, les actionnaires, les partisans, les brainwashés et même ceux qui s'en cognent rugissent devant le succès de la ligue à Gary.
Puis...il y a moi, je suis seul, j'ai un peu froid, au jardin du Luxembourg.
Comme dirait le schtroumphf grognon: ''Moi j'aime pas la LNH''.
Loin des artifices, loin de la vague des Knights du Nevada, loin des applaudissements à tout rompre de Winnipeg, je suis triste, amer et déçu. Personne ne peut venir me dire que l'un de ces clubs ne devrait pas être Québec.
Pourtant, personne ne parle de nous, François Pignon est au rancart, le diner est fini et les cons bien repus n'ont plus besoin de jouer.
Bon, il y a bien Jeremy Jacobs le jaune, qui se complait à déféquer ce qu'il a mangé de trop sur nous, sinon c'est le silence radio.
Péladeau a peiné répliquer timidement que Jacobs n'était pas objectif, constraste plutôt évident face aux multiples colères et promptes réactions que l'on connait de lui.
La réalité est que personne ne veut voir Québec, tout le monde a aimé Vegas, tout le monde aimera Seattle. Ça fait millénial, ça fait .com, dehors les cathodiques du Vendredi Saint, Hamel est un boulevard, tout au plus.
Tu questionnes les gens, les plus désinteressés ont recommencé à regarder la ''joute''. Guy Lafleur lui-même a regardé un match de finale pour la première fois en 25 ans.
Les Nordiques furent humiliés, embarassés et démolis publiquement à un niveau tel qu'ils sombrent actuellement dans l'oubli.
Même les Expos les éclipsent...
Dans ce silence malaisant un homme s'est dressé, un seul.
Don Cherry.
Don Cherry n'a jamais été le symbole de fraternité favori de la part des québécois, bien au contraire, il a souvent servi de tête de turc.
Cependant depuis 21 heures et des poussières le 30 Mai 2018, le tout vient de changer.
Qui aurait cru que le seul brave qui confronterait Bettman sur l'élephant dans la pièce, ce serait Don Cherry. Le veston vert, les motifs de poker, la barbiche blanche bien taillée pointant vers l'écran, qui aurait cru que Ron McLean aurait été complice de l'embuscade tendue par Cherry à l'ultime leader du seul groupe d'hommes qui ne croient pas au succès des Nordiques de Québec, Gary Bettman.
L'intimidant petit homme à la tête branlante tenta d'esquiver les questions de la légende de l'Ontario et a tenté, comme toujours de dévier le sujet sur n'importe quoi.
Alors que tout ZN, la Nordique Nation et même les haters exigeaient des questions de la part de TVA Sports, RDS ou même Radio-Canada, la presse, le huff ou simplement la station country de Valleyfield, c'est l'anglophone le plus méprisé de l'est du Canada qui alla ''au bat'' pour la vieille capitale.
Un discours concis, précis et véridique. Le même discours que les blogueurs ici ont pu claironner depuis plusieurs années déjà. on peut même parler de décennie...
Cependant, la réponse est claire: ''a lot of issues'' devrait nous mettre au diapason.
L'amphithéâtre, la rivalité, les émotions, Quebecor, TVA Sports, rien ne semble aider la candidature des bleus.
PIRE!!! Vegas est un succès monstre, il seconde la motion d'expansionner aux États-Unis, ce bassin riche qui se répand aux 4 coins de l'Amérique du nord. Seattle est le prochain phénomène qui partira avec un club paqueté, aux dépends des nôtres.
Pouvons-nous croire à un déménagement?
Honnêtement, on va fermer le moteur, laissez le tout descendre la côte sur le neutre et regarder encore quelques années les péripéties de Raleigh, Glendale, Ottawa, Sunrise et Calgary ainsi que leurs futurs respectifs.
Peut-être qu'un jour, lorsque les conférences seront égales et que tous les marchés américains seront saturés, notre rêve prendra forme.
D'ici là, Golden State en 5.
Louis-Philippe Roy
DDPYoga



