In the tribune Zone Nordiques
Les Coyotes à Québec? Improbable.
17 juin 2013
« Lorsque vous avez éliminé l’impossible, ce qui reste, si improbable soit-il, est nécessairement la vérité... »
- Arthur Conan Doyle
Les revirements de situations s’enchaînent à un rythme démentiel dans le dossier des Coyotes de Phoenix. La situation est devenue tellement absurde qu’il est désormais impossible pour quiconque de discerner le vrai du faux. L’entêtement obsessionnel de Gary Bettman lui coûtera un jour son poste, la ligue nationale de hockey est entrain de se couvrir de ridicule. La marche des vieux dinosaures s’achève et je doute que les propriétaires de la nouvelle génération s’agenouillent encore longtemps pour manger dans la main de leur commissaire.
Éliminer l’impossible : La dissolution.
Qu’on se le dise une fois pour toute, la dissolution n’est pas une option. L’association des joueurs n’accepterait jamais qu’une trentaine de ses membres perdent leur place et leurs acquis. Le syndicat des joueurs est puissant et les dirigeants de la ligue le savent. Dissoudre une équipe enverrait quel message quant à la santé du circuit ?
Éliminer l’impossible : La tutelle.
Voilà maintenant 4 ans que la ligue gère les Coyotes parce qu’incapable de trouver un propriétaire désireux et capable de maintenir à flot l’organisation. Pour certains intervenants, la tutelle demeure une option viable et éternelle, tout comme leur paresse intellectuelle et leur éthique professionnelle. Pourtant, l’entente de gestion entre la LNH et la ville de Glendale n’a pas été renouvelée et aucun montant n’a été exigé pour combler les pertes de l’équipe la saison prochaine. Le statut quo n’est pas une option. Si j’ai tort, j’exige qu’on me mette en tutelle.
Éliminer l’impossible : Kansas City, Portland et Houston.
Le Sprint Center de Kansas city pourrait sans le moindre doute accueillir une équipe de la LNH. Seulement, son taux d’occupation fait de cet aréna l’un des plus occupés en Amérique. Même sans équipes professionnelles, le bâtiment est rentable. De plus, aucun investisseur ne semble intéressé à faire l’acquisition d’une franchise de hockey. Serait-ce par manque d’engouement dans la population et chez les partisans ? Fort probable.
Portland ? Pas de commentaires.
Houston? We have a problem.
Éliminer l’impossible : Seattle.
Aucun amphithéâtre en construction, amphithéâtre de remplacement plus que désuet, aucun plan de rénovations connu, propriétaires mystérieux de dernière minute, aucun plan d’affaire et de marketing, aucune démarche professionnelle auprès de la LNH et surtout une ville et des partisans amoureux de basketball. Seattle a tout pour plaire à la LNH et aux détracteurs de Québec.
Aucune règle ne tient lorsque les médias et les journalistes parlent de Seattle. Rien n’est impossible là-bas. Jouer plusieurs années dans un Key Arena (non-rénové) de 11 000 sièges avec vues obstruées respecte le bon sens alors que de jouer dans le Colisé Pepsi rénové aux normes de la LNH (2 ans seulement) serait un recul pour la LNH. Confier l’équipe à de ténébreux et mystérieux investisseurs de dernière minute (Ray Bartoszek et Anthony Lanza) relève d’une gestion sûre et efficace alors que Quebecor travaille en coulisse ET DANS LES RÈGLES depuis plusieurs années. Quitter un grand marché sans partisans (Phoenix) pour un autre marché douteux (Seattle) ne pose aucun problème alors qu’à Québec des milliers de fans avérés ne demandent qu’à vider leurs poches pour les Nordiques.
Seattle est une destination impossible pour cette année.
Éliminer l’impossible : Glendale.
Impossible? Nous le saurons bien assez tôt. Jamison devrait nous servir de leçon à tous. Glendale n'a plus les moyens de son rêve, RSE non plus. Tout a été dit.
Ne reste alors que l’improbable.
QUÉBEC 2013 -
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